Corinne Burlaud
La circulation atmosphérique est gouvernée en grande partie par les
échanges de chaleur impliqués dans les processus de condensation liés
aux précipitations liquides. Les cyclones tropicaux sont considérés
comme de gigantesques ``machines thermiques'' et contribuent à
redistribuer l'énergie entre les zones surchauffées du globe et les
régions les plus froides. De plus, la connaissance de la distribution du
dégagement chaleur latente liée au terme d'évolution pourrait améliorer
les prévisions de leurs intensifications ou de leurs dissipations
primordiales pour les populations touchées par ces évènements
dévastateurs. Leur structure représentée par des situations marquées
de convection profonde (mur de l'oeil et bandes spiralées) et
précipitations stratiformes, a l'avantage d'être détectable par satellite.
Les fréquences des mesures satellites et leur instrumentation ont
été améliorées par le lancement en 1997 du satellite TRMM. Ce dernier
embarque à son bord un radiomètre micro-onde passive (TMI) ainsi que le
premier radar dédié à l'étude des précipitations (PR). Ainsi, la
restitution des paramètres microphysiques tels que les contenus en eau
et glace précipitante etc... a pu être améliorée par l'utilisation
couplée ces deux instruments.
La finalité de cette étude est de restituer les profils de
dégagement de chaleur latente dans les cyclones tropicaux. C'est dans
ce contexte que nous avons développé un algorithme de type bayésien
dont l'originalité vient des bases de données, constituées à l'aide des
mesures du PR, et enrichies par des données provenant de modèles alors
que les algorithmes de mêmes types sont fondées sur des bases de
données entièrement synthétiques.
Cette méthode a été appliquée au cas du cylone Bret (21-23 août
1999), largement échantillonné par des données de sources indépendantes
et qui a fait l'objet d'étude par modélisation. Bien que notre
algorithme soit limité quant à la restitution des transports horizontaux
non négligeables dans le cas des cyclones, on reproduit assez bien les
différences de distributions en terme de structure suivant le stade